Manhunt

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pifou
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Manhunt

Message par pifou » 18 juin 2005, 05:55

J'ai fait une recherche et je n'ai pas trouver de tests de Manhunt, alors si ça peut donner envie à quelqu'un de s'y frotter :wink2:

MANHUNT


Depuis pas mal de temps, Rockstar nous habitue à des titres faisant la part belle à la violence et à l’absence de moral (GTA, State of Emergency et autres Smuggler’s Run). Le dernier titre en date, Manhunt, repousse encore les limites avec une violence très crue et une ambiance des plus malsaine. Malgré cette débauche d’hémoglobine, Manhunt est un jeu bien plus profond qu’il n’y paraît. Explications.


Vous incarnez James Earl Cash, un criminel condamné à la peine de mort par injection. Pour la face du monde, vous êtes mort mais un producteur de télé-réalité vous ressuscite pour les besoins d’une de ses productions d’un genre plus que douteux. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une chasse à l’homme dans une ville fictive et, mauvaise nouvelle, c’est vous qui jouez le gibier. Le postulat est simple et presque aussi fin que le scénario : Tuer ou être tué.

Cash cache

Pour éviter que l’action tourne à la boucherie complète à l’intérêt limité, les développeurs ont fait de Manhunt un jeu d’action/infiltration. La jouabilité a donc été pensée en conséquence. Le gars Cash a dû sécher les cours de sport à l’école car il est athlétiquement très limité. Incapable de sauter, d’enjamber des obstacles, il se contente de courir (bel effort), de se cacher et de cogner comme un sourd. On attire, on se planque et on tue. Cette relative rengaine dans la progression pourra rebuter ceux qui n’entreront pas dans l’univers du jeu.
Compte tenu de ses aptitudes limitées, les combats au corps à corps se terminent souvent en votre défaveur surtout si le nombre des opposants dépasse l’unité. Il vous faudra donc agir sournoisement, comme une véritable proie.

L’immersion est d’ailleurs un des points les plus réussi du jeu. L’ambiance est malsaine à souhait et pour peu que l’on éteigne la lumière, on se sent oppressé comme jamais. L’intelligence artificielle y est pour beaucoup. Les chasseurs ont des comportements très réalistes. S’ils vous repèrent, ils agissent en groupe et sont capables de retourner le niveau pour vous trouver. Ils vous parlent (en anglais) avec un langage des plus fleuri, vous recherchent longtemps et ils sont sensibles aux cadavres que vous laissez derrière vous. Les chasseurs ont été recrutés pour leur curriculum vitae peu recommandable, que je vous parle de membres de gang, de tueurs, de skinheads ou encore de violeurs. Dans de telles conditions, il n’y a donc aucun scrupule à leurs faire la peau mais il faut encore y mettre la manière.

L’art de la mort

La violence est mise en scène de manière inédite. Deux solutions s’offrent à vous. Soit affronter les vilains directement comme ça, brut de pomme et arme au poing mais je vous le déconseille car vos chances de survies sont minimes et les chances de voir la fin du jeu sont proches du zéro. Optez plutôt pour la deuxième solution car si les développeurs ont agrémenté le gameplay d’aptitudes pour l’infiltration, c’est qu’il faut s’en servir. Le plaisir de jeu s’en trouvera décuplé. Un radar est mis à votre disposition dans le coin inférieur gauche de l’écran. A contrario de metal gear Solid, ce radar ne vous indique pas tous les ennemis du niveau mais se contente d’afficher ceux qui se trouvent suffisamment près de vous. Il faudra donc progresser lentement, prudemment.
Une fois visualisés dans le radar, Cash à la possibilité de se planquer dans les zones ombrées, d’attirer les chasseurs en faisant du bruit (en tapant contre les murs, en shootant dans une poubelle ou en jetant des objets). Dès que sa proie lui tournera le dos, le chassé devenu chasseur à son tour pourra passer derrière et c’est là que tout se joue. En appuyant plus ou moins longtemps sur la touche « carré » dans cette position, votre avatar passera en mode exécution, une mise à mort plus ou moins spectaculaire selon le temps de pression et selon l’arme utilisée. Les développeurs ayant le goût pour les choses bien faites, ils vous offrent la possibilité de planquer un cadavre tout frais ou de le poser à un endroit bien visible dans le but d’attirer ses petits copains.

Castorama, rayon bricolage

Les armes sont des armes de la vie de tous les jours. Ca n’a l’air de rien comme ça mais ça renforce drôlement la violence de vos actes qui est crédible comme jamais dans un jeu vidéo.
Un simple sac plastique se transformera en un objet très pratique pour étouffer. Les éclats de verre, couteaux, pieds de biche et autres battes de baseball s’avèrent être de très bons outils de mort.
Pour les plus frileux, les armes à feu sont bien sûr de la partie et il est donc possible de dézinguer du méchant au pistolet, au fusil à pompe et au fusil de sniper (même si ce dernier ne tire que des balles tranquillisantes).
L’arsenal est complet et nul doute que vous testerez toutes les armes mises à votre disposition car les séquences d’exécutions sont différentes selon les armes utilisées. La vidéo sera différente que vous utilisiez un câble en acier, une batte de base-ball ou un fusil à pompe. Différente mais toujours plus gore… Quand je vous disais que la violence était mise en scène de façon quasi artistique dans Manhunt !

Délit de sale bouche ?

Le titre de Rockstar n’est pas d’une beauté rare. Les textures sont assez pauvres, les animations des différents protagonistes sont plutôt raides et pas très détaillées. La caméra a parfois de sérieux problèmes et il n’est pas possible de l’orienter comme on veut avec le stick droit car ce dernier vous fait passer en vue subjective. Dans les parties de cache-cache, il vous faudra donc sans cesse jongler entre la vue à la troisième personne et la vue immersive pour bien repérer la position de vos opposants. Peu pratique pour un jeu d’infiltration.
Les combats sont mal fichus et se résument bien souvent à du bourrinage en règle mais j’en terminerais là concernant les reproches car Manhunt est un jeu d’ambiance et nom d’une huître ! Qu’est ce que c’est réussi !
L’ambiance morbide qui règne durant tout le jeu est glauque à souhait. Les décors sont sombres, les musiques sont angoissantes et l’IA vous traque, vous donnant réellement l’impression d’être une proie durant les 20 niveaux de l’aventure.

En définitive, c’est comme le porc salut, c’est marqué dessus. Manhunt est interdit aux moins de 18 ans (une première en France) et c’est tant mieux car c’est précisément à cette cible qu’il s’adresse. L’idée véhiculée n’est pas très saine mais très loin du simple coup de pub, Rockstar s’en sert pour nous pondre un jeu fun à l’ambiance réussie, remplie de bonnes idées.

Note : 7.5 / 10

Immersion totale avec le headset PS2
Manhunt est compatible avec le micro-casque de la PS2. Les ennemis réagiront directement aux sons que vous émettrez. Loin d’une utilisation gadget, l’utilisation du headset vous permettra de rentrer encore plus dans l’ambiance du jeu. Libre à vous de titiller vos bourreaux en insultant leur famille ou en se moquant de leurs attributs. En parlant plus ou moins fort, le micro vous permet d’attirer vos adversaires. Faites quand même gaffe à ne pas éternuer malencontreusement car la punition est sévère : coup de batte dans ta face !

Testé sur une version PS2. Egalement disponible sur PC et Xboîte.
[url=http://gameart.phpsoluce.net]La KaZ à Pifou[/url]

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