Rayman 3 : Hoodlum Havoc

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MoonToon
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Rayman 3 : Hoodlum Havoc

Message par MoonToon » 25 mai 2003, 17:37

Tout Public
Editeur : Ubi Soft
Développeur : Ubi Soft
Genre : Plate Forme 3D
Texte et voix : en français...pour la version française...

C’est incroyable le nombre de choses qu’il est possible de faire en 4 ans : 68 guerres en Irak d’après W. Bush, 18 tours du monde d’après Jules Verne, 5 enfants d’après la nature, et… un épisode de Rayman d’après Ubi Soft !

Rayman est un personnage imaginaire de dessin animé, évoluant dans un monde coloré, policé et dont la cible semble sans équivoque possible : charmants bambins dont les doigts partagent une intimité non dissimulée avec les parois des cloisons nasales. Le graphisme simpliste de ce singulier personnage semblait devoir le cantonner à la plus jeune tranche de notre population : un gros nez, pas de bras mais des mains, pas de jambes mais des pieds, un bandana rouge et une houppette qui ferait les beaux jours d’une certaine marque de gel...
Et bien non, Ubi Soft, avec ce nouvel épisode nous confirme qu’avec l’âge on devient plus mature, et, si les moyens mis en œuvre sont tout autant importants que pour les épisodes précédents (mis au goût du jour, cela va de soi), ils ont réussi à trouver la formule pour séduire un panel proche des références de Michel Sardou, soit environ de 7 à 77 ans (le fait d’employer ce chanteur comme référence est juste la preuve irréfutable que je ne suis pas à la solde de l’éditeur).
La mécanique repose sur les différents niveaux de lecture possibles d’une même scène. Le tutorial du jeu en est un excellent exemple. Murphy, une mouche héritée de Rayman 2, à qui la production avait promis un rôle de composition, se retrouve chargé d’une tâche peu gratifiante : vous apprendre à contrôler Rayman. Il s’empare du manuel du jeu pour vous expliquer les manipulations de base en vous en faisant la lecture, et, tout comme vous le feriez à sa place, passe rapidement sur l’histoire, blablablabla, pour aller à l’essentiel : « appuie sur remplacer par le nom de la touche pour sauter etc. ». Le tout est systématiquement ponctué de petites vannes qui ne peuvent vous laisser indifférents. Le côté autodérision de l’acteur qui remplit son rôle dans un but purement alimentaire est délectable. Quant aux remarques diverses, « ça va être dur de mettre la main dessus » alors que Rayman vient tout juste de perdre ses mains dès le début du jeu, elles ne manqueront pas de provoquer l’agitation zygomatique de vos têtes blondes chéries.

Le scénario est construit sur le même principe de second degré. On part d’un postulat manichéen on ne peut plus classique : le monde risque de disparaître et seul notre héros peut sauver la terre. Sur ce schéma se greffent des quêtes décalées qui font pratiquement l’intégralité du jeu. Ainsi, alors que vous pourchassez « André », l’affreux méchant, il est avalé par mégarde par votre ami simplet « Globox », et vous vous retrouvez à faire la tournée des docteurs pour le sauver. Vous devez faire vite car l’influence de ce corps étranger est particulièrement négative, entraînant votre compagnon dans une relation de plus en plus intime avec l’alcool de prune. De situations inattendues en dérapages sous-entendus et incontrôlables, tout le monde y trouve son compte, une « prune merveille »…hips…z’ai testé toutes les parties du zeu…

Le game design, quant à lui, est plus sombre que celui des épisodes précédents, plus fouillé, et marque la volonté de se détacher de l’image que l’on pouvait coller à Rayman : si l’on doit parler de maturité c’est la partie visible de l’iceberg. C’est magnifique, un vrai bonheur dans la variété des ambiances, forêts, marais, caves, manoir, usine ainsi que des endroits purement féeriques…je ne vais quand même pas tout vous dévoiler ! Les personnages s’inscrivent tout autant dans cette évolution. Les méchants sont nombreux, à moitié rafistolés, vêtus de longs manteaux rapiécés, ou imbriqués dans des machines aussi bizarres qu’improbables.
A cela, rajoutez le souci du détail, comme des affiches de mise à prix de Rayman fixées un peu partout avec les moyens du bord, ou encore les réactions de certaines petites bestioles. Vous les remarquerez à peine, pourtant, suivant l’endroit où vous vous trouvez, si vous tapez dessus, elles pourront être offusquées ou au contraire, elles vous demanderont : « encore » avec une petite voix perverse…
Le jeu fourmille de références plus ou moins lisibles, tels les pouvoirs, conditionnés dans des boites de conserve en fer qui vous transforment en super héros, ou encore une phase d’action à l’intérieur d’un speeder tout droit sortie de Star Wars.
Il a vraiment fait l’objet d’une attention particulière avec la volonté de présenter un produit fini qui vous consolera, à n’en pas douter, des 60 euros ponctionnés dans votre porte monnaie.

D’un point de vue purement technique, il est dans la lignée des épisodes précédents, il se classe immédiatement dans la liste des références. Les textures et les effets de lumière sont particulièrement réussis. Le résultat donne des environnements magiques sans aucun problème de ralentissement ou autres tares de la même catégorie. Le jeu est extrêmement fluide tant au niveau de l’animation que du déroulement du scénario, des cinématiques, réalisées avec le moteur graphique du jeu et disséminées avec parcimonie, rythment l’histoire et s’y intègrent parfaitement.
La bande son, soignée, est aussi une réussite au service des atmosphères, elle met en valeur toutes les parties du jeu sans jamais tomber dans la caricature lourdingue. L’effet comique est laissé au soin des acteurs qui réalisent avec beaucoup de brio les voix des différents personnages, y compris pour les rôles éclairs, du genre de la bestiole du fond du trou à 75% du 3ième tiers du 4ième niveau.

Le système de jeu repose sur une progression de type plate-forme classique, escalades en tout genre, vol libre, surf des neiges en montagne ou dans les portes inter dimensionnelles sur de la musique disco (un must), ballade en barques, enfin l’ordinaire de tout Rayman qui se respecte. A ceci viennent s’ajouter d’importantes phases de combats et quelques énigmes relativement simples, demandant plus de bon sens qu’autre chose. Vos actions doivent être motivées par le pouvoir qui est mis à votre disposition. Il en existe quatre différents : plus de puissance, des poings qui se transforment en grappins, un casque hélicoptère et un missile téléguidé.
Chacun de ces attributs a un délai imparti qui limite votre champ d’action, vous permettant ainsi de trouver rapidement le moyen d’avancer au tableau suivant. Une tenue particulière correspond à chacun, et si vous pensez que Superman a l’air ridicule avec ses bottes en plastique, sa culotte en tungstène renforcé et sa cape rouge, il y a une chance que vous trouviez les tenues « spéciales » de Rayman… spéciales.
Un système de combo a été mis en place dans le décompte des points. Si vous enchaînez les actions positives, comme atomiser un Loom noir, un coffre, une porte ou encore ramasser quelques uns des nombreux trésors que recèle cet univers, un coefficient multiplicateur apparaît et accroît de façon très significative vos points. Après un court laps de temps sans récolter ou éparpiller, le coefficient disparaît. Plus vous amassez de points et plus vous débloquez de bonus, de mini jeux ou de niveaux supplémentaires. J’ai un faible pour les leçons particulièrement truculentes quant à la façon de supprimer Rayman extraite d’une série de 547 Vidéo et DVD. Animations haut de gamme et humour impitoyable au rendez-vous, à ne manquer sous aucun prétexte. Rassurez-vous, si traverser le jeu prend une douzaine d’heures maximum, son exploration totale multiplie au minimum par deux sa durée de vie et risque cette fois-ci de vous provoquer des crampes de neurones, alors… avis aux amateurs !

En deux mots :
Un univers extrêmement riche, une réalisation sans faille, une mise en scène particulièrement intelligente, des dialogues hilarants, un méchant très méchant entouré d’une bande de parfaits incapables, un gentil très gentil accompagné d’un crapaud simplet mais tellement attachant et tout ça dans un monde de fous. Un jeu à ne pas manquer, une référence étalon, le meilleur jeu de plate-forme du moment et pour un moment.

La note de 18/20 me semble tout à fait conforme au contenu de ces quelques lignes.

Elève Chaprot, au lieu de dormir, venez donc au tableau pour nous parler de l'age du capitaine...
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C'est qu'est-ce qui dit ! Qui !?!

JSB-kun
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Message par JSB-kun » 25 mai 2003, 18:52

C'est un bon test :)

Plusieurs notes recapitulatives auraient ete la bienvenue : graphismes, controles, orginalite,...



J'adore le clin d'oeil final aux dingodossiers :lol:
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Perfectman3
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Message par Perfectman3 » 26 mai 2003, 08:12

Ouais c'est vrai qu'il aurait été intéressant de voir tes différents verdicts à propos des divers aspects du jeu. Mais la note de 18/20 est parfaitement attribuée! :wink:
Ne me regarde pas sur ce ton!
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MoonToon
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Message par MoonToon » 27 mai 2003, 15:48

Tout d'abord, merci pour vos remarques et suggestions.

Un test n'a d'intérêt que si il est lu... :shock: j'ai dit une connerie???

Je ne suis pas très fan des notes, même si c'est un excellent moyen de synthèse. C'est un problème personnel, un traumatisme post-éducatoire, mélangé avec un trop plein d'école des fans, mon psy prétends que je n'ai pas les moyens financiers d'assumer la thérapie nécessaire à ma guérison. J'ai donc opté pour une petite rubrique : en deux mots.

ça n'est que mon humble avis sur la question :meu:
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naruto akipudden
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Re: Rayman 3 : Hoodlum Havoc

Message par naruto akipudden » 14 juin 2012, 15:29

ton test est complet (pas mal)
j adore les jeux vidéos

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